SENGOKU BASARA 3 : Setouchi Kyôran

Vous connaissez sûrement déjà tous la célèbre licence japonaise, Sengoku Basara. Asian Wave a eu l’occasion d’assister à l’une de ses adaptations théâtrales et se fait un plaisir de vous la présenter. LET’S PARTY … With Aniki !

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Casting :

 

Chôsokabe Motochika : Hamao Kyôsuke   Môri Motonari : Yoshikazu Kotani

Tokugawa Ieyasu : Hirose Yûsuke Ishida     Mitsunari : Nakamura Seijiro

Date Masamune : Kubota Yûki                      Sanada Yukimura : Hosogai Kei

Katakura Kojûro : Yoshida Tomokazu          Sarutobi Sasuke : Murata Yojirô

Magoichi Saica : Yashiro Minase                 Tsuruhime : Kawamura Yukie

Tenkai : Taniguchi Masashi                           Kobayakawa Hideaki : Miyashita Yuya

Ôtani Yoshitsugu : Nitta Kenta                       Tachibana Muneshige : Kato Yasuhisa

Ôtomo Sôrin : Asakura Yuta

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Sengoku Basara, la genèse :

 

À l’origine, Sengoku Basara est un jeu vidéo. Qui a eu des suites. Qui a eu des adaptations en animes. Puis qui a été adapté sur scène. Pour résumer, Sengoku Basara c’est avant tout une licence qui a connu un énorme succès, y compris en dehors du Japon. L’histoire et le concept ne sont pas bien compliqués : la série reprend les personnages de la célèbre époque Sengoku en les relookant et offre un jeu de combats où le but est d’unifier le pays par le biais d’alliances et victoires et en défaisant les ennemis.

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Histoire :

 

Cette adaptation théâtrale de la série (la troisième) se focalise sur Chôsokabe Motochika (Aniki – Grand frère – pour les intimes) et Môri Motonari. Pour vous donner une idée sur l’histoire (sans trop vous en dévoiler pour ne pas gâcher le plaisir), la pièce vient à la suite de la précédente : Motochika apprend de la bouche de Môri que son ami de longue date, Tokugawa Ieyasu, l’aurait trahi et aurait mis à feu et à sang son territoire. Motochika, fou de rage, s’en va alors à la recherche d’Ieyasu pour régler ses comptes. À ce tableau, s’ajoutent Ishida Mitsunari qui cherche toujours à se venger d’Ieyasu (cf la deuxième pièce) ainsi que les habituels Date Masamune et Sanada Yukimura qui s’en mêlent… pour notre plus grand plaisir !

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Et la pièce, ça donne quoi ?

 

Comme je n’ai pas vu les précédents volumes de la pièce, je vais tenter de vous donner un avis objectif en comparant ce que j’ai eu la chance de voir et le volume du jeu vidéo dont est tiré Setouchi Kyôran (et non pas en me basant sur la licence entière).

Je ne partais pas forcément convaincue puisqu’en tant que fan du jeu vidéo n’ayant pas vu les précédents volumes, je n’avais qu’une idée en tête : « Motochika devrait être très musclé. Je ne suis absolument pas convaincue par ce bonhomme pas bien épais… »

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La première scène est une discussion entre Motochika et Môri pour résumer les volumes précédents, en introduction. Rien de choquant jusqu’ici. Puis, d’un coup, retenti Naked Arms de T.M Revolution, avec le volume au maximum dans la salle. La vraie scène d’introduction commence. On se croirait dans la scène d’ouverture du jeu vidéo, au point d’en avoir des frissons. Après cette longue, mais puissante et impressionnante scène d’introduction, où les personnages s’affrontent et nous montrent leurs plus belles techniques (ce qui permet ainsi, même aux novices, de se familiariser avec les personnages et leurs capacités spéciales), l’histoire commence réellement. Après une telle introduction, je peux vous dire que mes doutes sur ce Motochika se sont envolés. D’accord, le jeune homme n’est pas bien musclé, mais il est convainquant dans son rôle. Comme tous les autres acteurs d’ailleurs !

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Mais… ils existent ?!?

 

S’il y a bien une chose qui marque en regardant la pièce, c’est la ressemblance avec l’œuvre originale. Que ce soit les personnages, la façon de se déplacer, de combattre, ou de parler, tout ressemble en tous points aux jeux vidéo et animes. On ne peut que saluer la prestation des acteurs qui ont fait disparaître tous mes doutes. Tout comme dans les jeux, chaque personnage a, en quelque sorte, son rival bien à lui, et les interactions qui en découlent sont très agréables à observer. Si on fait attention, on peut remarquer que les acteurs en arrière plan continuent de jouer en faisant vivre leurs personnages comme ceux de l’œuvre originale le feraient, et qu’ils réagissent de la même manière.

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Mais n’oublions pas le staff en coulisses !

 

En effet, les effets sont une des forces de la pièce. Qu’ils soient sonores ou visuels, ils sont ce qui permet, en dehors des personnages, à Sengoku Basara d’être en tout point comme le jeu vidéo. Le bruit des armes qui, au millième de seconde prêt, retenti au bon moment lorsque les sabres s’entrechoquent ? Tenkai qui pompe la vitalité de ses opposants ? Tsuruhime qui lance ses flèches ? Les légumes d’Hideaki ? Sôrin qui nous fait son show ? Tout y est ! Je peux dire que la précision dont l’équipe s’occupant des effets spéciaux faisait preuve est ce qui m’a le plus impressionnée. Il en va de même pour les jeux de lumières, le changement de paysages et la musique tirée, bien entendu, directement du jeu.

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Qui dit Basara dit… combat !

 

Comme dit précédemment, la qualité des combats est à couper le souffle. Les armes sont maniées à la perfection et les techniques sont exécutées comme dans le jeu avec un timing parfait (mention spéciale à Ieyasu !). On s’y croirait presque ! Outre le casting principal, la pièce bénéficie de nombreux cascadeurs qui permettent au tout de devenir encore plus spectaculaire (qui plus est, les sous-fifres de Sôrin sont particulièrement hilarants !).

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Let’s Party !

 

Une autre des forces de cette pièce réside dans l’interaction des acteurs avec le public ! La pièce dure trois heures ce qui, au bout d’un moment, peut paraître long. Alors, comment rendre le tout plus agréable ? Tout simplement en faisant, après l’entracte, une petite demi-heure spéciale de jeux avec le public ! Hurler le nom de Motochika à qui le succès monte à la tête ? Jouer à une espèce de roulette russe version Shamballa ? Faire un concours de blagues ou un quart d’heure musical ? Demander l’avis à quelques personnes au hasard dans le public sur comment un personnage devrait réagir ? Et comment ne pas remarquer que la moitié des acteurs sont morts de rire ni noter à quel point ce cher Masamune n’arrive pas à le cacher et tente de le dissimuler en disant quelques mots d’anglais…

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Vous l’aurez compris, regarder Sengoku Basara 3 : Setouchi Kyoran revient à passer un moment très agréable puisqu’on retrouve une histoire pas bien compliquée qui offre des combats et des effets à couper le souffle. Et, chose rare pour une pièce avec un casting en grande partie masculin, il y avait aussi énormément d’hommes dans la salle. Preuve qu’il ne s’agit pas seulement de mettre en scène de beaux jeunes hommes qui se tapent dessus, mais aussi d’une pièce suffisamment intéressante et bien réalisée pour attirer un plus large public. La pièce a reçu un tel écho de la part du public qu’une retransmission en temps réel pour la dernière a été organisée dans plusieurs cinémas du pays. Alors, à la sortie du DVD, si vous aimez le jeu vidéo, les pièces ou juste les bons combats, n’hésitez surtout pas !

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Cow.