Oretachi wa Tenshi da!

Besoin de rire ? De vous changer les idées ? De rigoler bêtement devant votre écran en vous relaxant ?

Oretachi wa Tenshi da! vous offre tout ça et même plus…

3653_a32bbe655d

Le 15 avril 1979, Nihon Telebi commence la diffusion du drama Oretachi wa Tenshi da! qui racontait les aventures de Cap, Darts, Navi et Jun, quatre détectives privés un peu particuliers. Pendant 20 épisodes, le public s’est passionné pour eux et leurs enquêtes loufoques qui finissent invariablement de la même manière : le client, satisfait, part sans payer nos détectives, les laissant sans le sous à manger des ramens… De là vient le leitmotiv qui conclut chaque épisode et donne son titre au drama : « oretachi wa tenshi da », littéralement « nous sommes des anges » (comprenez ici le sous-entendu : « puisqu’on continue d’aider les gens alors que finalement… on n’est jamais payés »!).

vlcsnap-2010-01-12-20h37m42s103

La série étant un gros succès, les producteurs décident en 2009 pour les trente ans du drama de lui donner un coup de neuf avec une nouvelle saison. Les mêmes personnages, avec toutes leurs bizarreries seront donc endossés par une jeune génération d’acteurs, mais des décors aux partis pris de réalisation, tout rappelle la première série. Le drama de 2009 nous sert des petits épisodes de trente minutes, sans autre prétention que faire rire et à ce titre, il fonctionne. Il fonctionne même suffisamment bien pour que l’audience en redemande et que soit programmée en septembre 2009 sur scène, la pièce du même nom, sous-titrée Chukyuu Metsubou 30pun mae, soit littéralement « 30 minutes avant la destruction de la Terre ». Si le drama de 2009 est un peu une « saison 2 » de celui de 1979, la pièce de théâtre quant à elle prend un tour radicalement différent et décide de revenir en arrière, avant même 1979, pour dévoiler les origines des personnages ! Un plaisir pour les fans du drama, un régal pour tous et une vraie torture pour vos zygomatiques…. Parce que j’y étais dans la salle, en 2009, et pour avoir assisté à pas mal de pièces au Japon, je peux vous assurer que c’est RARE de voir dans un public japonais des spectateurs pleurer de rire et la fille sur le siège devant vous littéralement glisser de son fauteuil par terre et rester là à rigoler comme une baleine pendant plusieurs minutes avant de parvenir à se rasseoir!

vlcsnap-2010-01-12-20h40m11s61

En bref :

Ancien officier de police, Asou Kyousuke dirige sa propre agence de détective. Désespéré devant le manque d’affaires à résoudre, il accepte la mission que lui confie sa femme de ménage de retrouver les maitres d’un chat errant. N’arrivant à rien, il appelle à la rescousse Touma, le barista, Tsurumaki, le mécanicien, et Tokimune alias Junk, le hacker, qui répondent tous présents parce qu’ils lui sont tous redevables.

Mais la recherche des propriétaires du chat se complique lorsqu’on apprend que la tête du matou est mise à prix et qu’il est recherché par la reine d’un pays étranger.

Rajoutez à cela que le chat est bleu (si, si!), qu’un policier hystérique tente d’arrêter tout ceux qui lui passent sous la main, que la diabolique reine de Mijarta tient plus du cyborg qu’autre chose et qu’une bombe menace de faire exploser la planète dans une demie heure… et vous aurez un bon aperçu de la vie de nos héros.

blog

Quelques infos :

Asou Kyousuke/Cap (Jouji Shibue) : ancien policier, il est impassible en toutes circonstances, ce qui le rend difficile à cerner. Il n’hésite pas à se servir de ses « amis » comme boucliers! Particularité : aime manger des choses vraiment louches.

Touma Yuuki/Darts (Kamakari Kenta) : barista, il aime l’argent plus que tout, même s’il n’en a jamais. Il a une peur bleue des chats. Particularité : se bat à coup de fléchettes, mais ne parvient à toucher sa cible que s’il porte son chapeau dont le bord lui sert de viseur.

Tsurumaki Goi/Navi (joué par Fujita Rei) : mécanicien, c’est un peu la « force brute » de l’équipe. Bien que son arme de prédilection soit une clé à molette, il est toujours prêt à se jeter au devant du danger, sans trop réfléchir. Particularité : n’a aucun sens de l’orientation et ne différencie pas toujours sa droite de sa gauche.

Wakabayashi Tokimune/Junk/Jun (joué par Yamamoto Shouma) : hacker de génie, il résout tout grâce à son ordinateur. Particularité : se fait tout le temps frapper, kidnapper, molester…

oreten-main-cast

Et en moins bref :

Bien sûr, vous aurez compris à la lecture du synopsis qu’il ne s’agit pas là ni d’un grand moment de philosophie ni d’un chef-d’œuvre du 7ème art.

L’humour de la pièce étant basé sur des mécanismes très terre-à-terre (comique de gestes, comique de situation, burlesque…), elle réussi là où le drama avait échoué. Alors que la série peinait à se renouveler, sur un créneau d’1h45 en revanche, c’est un jackpot, et tous les événements s’enchainent sans un seul moment de relâchement !

vlcsnap-2010-01-12-20h42m49s117

La pièce, tout en suivant son fil rouge fonctionne sur une série de flasbacks nous narrant les rencontres de Cap avec les autres et enchaine les événements les plus drôles et les plus improbables à un rythme effréné. Il y a là plus de courses poursuites, de fusillades et de scènes de baston pas crédibles pour un sou que dans pas mal de films d’action. Ça nous donne donc ça : Cap, Navi, Darts et le chat sont dans une voiture en carton que Darts et Navi portent autour du cou et le grand méchant les poursuit sur une moto (qu’il tient également autour du cou) et leur tirant dessus avec sa mitraillette. Bruitages et lumières donnent l’illusion de vitesse pendant que Navi n’arrête pas de se tromper de route. Chacun donne des coups au véhicule d’à côté pour essayer de s’en débarrasser, pendant que le vilain monsieur essaie de s’emparer du sac avec le chat. Comme Cap s’y agrippe férocement, il se retrouve en suspension entre la voiture et la moto, puis par un mystérieux concours de circonstances, la moto et son conducteur se retrouvent à l’arrière de la voiture (!!), puis c’est Cap qui se retrouve à l’arrière de la moto. Bref, une course poursuite de voiture sans voiture qu’aucun drama n’aurait rendue possible. Rien que pour cette scène, cette pièce mérite que vous l’ayez vue!

vlcsnap-2010-01-12-20h44m08s139

Et si les acteurs ne sont pas tous de grands acteurs (Fujita semble à deux doigts d’exploser de rire dans une scène sur deux), notons malgré tout l’excellente mise en scène d’Hosokaza Tohru qui joue sur des décors minimalistes avec brio.

vlcsnap-2010-01-12-20h48m11s252