Lee jun Ki

Lee Jun Ki fait parti de la première garde des acteurs coréens à avoir été connus en France et en Europe, en grande partie grâce au drama « My Girl » et au film « The King and the Clown ». Sa sortie de l’armée, très attendue par ses nombreux fans, a eu lieu le 16 février. À l’heure où vous lirez ces lignes, il sera déjà en tournage. Retour sur le parcours parfois controversé d’une star discrète et emblématique.

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Des débuts placés sous le signe de la beauté.

Lee Jun Ki est né à Busan, dans le sud de la Corée. Il passe une enfance tranquille dans ce port gigantesque avant de se découvrir une passion pour la comédie durant ses années de collège et lycée. Le bac en poche, il décide de ne pas entrer à la fac et monte directement à Séoul, sans un sou en poche. Il va alors faire pas mal de petits boulots avant d’intégrer le Seoul Institute of the Arts.

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Avant de devenir un acteur reconnu, il a tout d’abord été ce que les coréens appellent un Ulzzang, c’est à dire une beauté parfaite, personnifiant les différents canons de la beauté coréenne typique, masculine ou féminine : peau très blanche, traits fins, minceur… La reconnaissance comme Ulzzang est bien souvent le premier pas vers une carrière importante. Song Hye Kyo elle-même a débuté et fut repérée en tant que Ulzzang. Lee Jun Ki est ainsi repéré et devient alors un mannequin très en vogue. Son premier gros contrat est signé en 2001 pour la marque « So Basic ».

 

À partir de 2003, de petits rôles lui sont proposés dans des dramas (« Non Stop 4 », « Stars Echos », « Drama City ») et des films (« The Hotel Venus », « Flying Boy »). 2005 est l’année de la révélation et du début du succès, le vrai ! Il tourne le film qui lui apporte la consécration et l’estime de ses pairs. « The King and the Clown », rôle de sa vie ? Peut-être pas, mais rôle du changement sûrement. Il interprète alors Gong-Il le clown devenu fou du roi qui devient l’amant de ce dernier Yeonsan, en raison de sa fatale beauté.

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Révélation et consécration

 

Ce rôle vaudra à Lee Jun Ki de nombreuses récompenses et surtout l’accès à la célébrité en dehors des frontières de la Corée. Il est également l’un des plus gros succès du box-office coréen avec 12,3 Millions d’entrées. La reconnaissance de ses pairs et de son jeu d’acteur va malheureusement de paire avec un enfermement dans son rôle de ce que les coréens appellent des « kkotminam » ou de jolis garçons.

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Jun Ki devient en effet le chef de file de ce style masculin que les sociologues ont depuis appelé la « métrosexualité ». Une beauté incroyable, des hommes parfois plus beaux que les femmes elles-mêmes, et au style vestimentaire très élaboré. Faisant l’envie de tous voire la jalousie, il fut érigé en icône de ce mouvement très suivi en Asie, envers et contre lui. Sa sexualité fut également mise en cause, en raison de son rôle de Gong-Il tellement bien joué. Pour preuve, montrez une image du film à des connaissances néophytes et vous verrez qu’ils vous répondront invariablement « Elle est trop belle cette actrice »…

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Une icône malgré lui ?

 

Jun Ki essaie alors de sortir de cette image véhiculée par les médias. Il dit lui même que ce rôle malgré tout ce qu’il lui a apporté, faisant de lui ce qu’il est aujourd’hui, l’a enchaîné dans une esthétique qu’il ne voulait pas forcément suivre : « Après ma performance dans « The King and the Clown », je me suis retrouvé au premier plan de cette tendance dite du « beau garçon » que ce soit ou non ma volonté. D’un seul coup les gens se sont intéressés à moi, dans le bon ou le mauvais sens, critiques et compliments mêlés. Tout cela était si envahissant que j’avais l’impression de flotter… »

 

Il a par la suite révélé qu’il avait eu une période d’incertitude, ne sachant pas comment répondre à ses interrogations personnelles. Sa passion et son amour de la comédie sont ce qui lui a permis de remonter la pente et surmonter ces écueils parfois étonnants.

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Il a ainsi multiplié les rôles de « mecs » afin de faire oublier son image de joli garçon. Dans « My Girl », il joue un riche playboy, rival de Lee Dong Wook auprès de Lee Da Hae. Ce drama de 2005 tourné juste après le film l’a révélé auprès du public occidental. Après « Full House », il est l’un des plus grands hits de la télévision coréenne et fait désormais parti du panthéon des K-dramas. Pourtant ce rôle l’enferme un peu plus dans son image de beau gosse ultime, métrosexuel androgyne. On l’adore ou on le déteste puisqu’il est l’antithèse du héros viril et de l’image que les occidentaux peuvent avoir des playboys.

 

Pourtant une fanbase très solide va se constituer et le suivre dans ses autres films et dramas. Il enchaîne ainsi les séries en interprétant des justiciers virils et bagarreurs, dans « Time Between Dog and Wolf » par exemple et un héros type Robin des Bois dans « Iljimae », drama d’époque et de sabres dans lequel il se distingue. Entre temps il tourne « Fly Daddy Fly » et une co-production japo-coréenne « Virgin Snow ». Juste avant de partir pour le service il joue le premier rôle de « Hero », là encore une série d’action avec une grosse part de comédie. Il avait d’autres projets mais son appel sous les drapeaux les a rendus caduques, n’ayant pu obtenir les reports parfois accordés aux célébrités.

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Un acteur devenu chanteur

 

Sa carrière internationale a également vu apparaître le chanteur Lee Jun Ki, puisqu’il a sorti plusieurs mini-albums qu’il a interprétés au cours de ses différents fanmeetings en Asie. Son clip le plus populaire et le plus beau esthétiquement parlant est celui de J-Style, où sa personnification en tant que panthère magnifie encore plus sa plastique parfaite. Alors a-t-il réussi à réellement sortir de son image de « kkotminam » ? Sa sortie du service militaire répondra à cette question. Mais la Corée a reconnu ses qualités d’acteur puisqu’elle l’a appointé Ambassadeur du Tourisme de la Corée en 2009.

 

Mannequin, acteur, chanteur, Lee Jun Ki est une personnalité jouissant d’une popularité bien réelle, en Corée ou à l’étranger. Sa sortie du service militaire est bien préparée puisqu’il a normalement signé un drama sur lequel il va commencer de travailler dès sa sortie. Espérons que ces deux ans d’absence lui auront permis de faire oublier son image controversée et que son talent soit reconnu au même titre que sa beauté fatale. 

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