Kyary Pamyu Pamyu

Véritable phénomène visuel et auditif, Kyary Pamyu Pamyu est presqu’un ovni sur la scène artistique japonaise de ces dernières années. Arborant des tenues hautes en couleurs, requins vissés sur la tête et autres maquillages inattendus, elle défraye les standards.

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Qui se cache vraiment derrière cette artiste hors normes ?

 

La plupart des Japonais ont découvert Kyary à l’occasion de ses passages dans différentes émissions télévisées où la jeune artiste surprend, tant par son look excentrique, que par son aptitude à déformer son visage au cours d’étonnantes grimaces. Si elle se révèle vraiment en 2011 avec la sortie de son single « PONPONPON », sa carrière débute bien plus tôt.

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En 2005, alors âgée de 11 ans, Kyary, encore sous son nom original, Takemura Kiriko, fait ses premiers pas dans le monde du divertissement. Alors model, elle fait face pour la première fois aux caméras et appareils photos, expériences qui forgeront sans aucun doute son goût pour les flashs et le feu des projecteurs.

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Durant ses années lycée, elle acquiert son surnom, Kyary, auprès de ses camarades qui la comparent à une Occidentale, ressemblance qu’elle exacerbe avec des perruques blondes et des lentilles colorées. C’est également à cette période, en 2009, qu’elle devient model pour le très branché magazine « KERA ». Le magazine, qui traite des mode Gothic-, Sweet- et autres Punk-Lolita, est tout à fait adapté à l’image originale de Kyary. Elle est rapidement incontournable dans la sphère culturelle d’Harajuku et devient également un modèle récurrent pour le magazine Zipper, lui aussi célèbre magazine de mode. Forte de cette popularité naissante, la jeune idole se lance en tant que femme d’affaires et donne naissance à sa propre ligne de cosmétiques : « Harajuku Doll Eyelashes by Eyemazing x Kyary ».

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En 2010, alors qu’elle prend de plus en plus de place dans le milieu de la mode, elle participe à un défilé qui va donner une toute nouvelle impulsion à sa carrière. C’est au cours de l’évènement « Harajuku Style Collection » qu’elle rencontre Nakata Yasutaka, membre du groupe « capsule » et connu pour son travail auprès d’artistes comme Perfume et Meg. Cette rencontre et l’agence de Kyary la persuaderont de se lancer comme chanteuse et d’ajouter ainsi une nouvelle corde à son arc.

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Après deux singles digitaux qui passent plutôt inaperçus sous le label Avex Trax, elle participe à l’album « Kyary Pamyu Pamyu no Ghibli Set » qui propose des reprises de chansons issues de l’univers Ghibli, sur lequel elle produira et mixera d’ailleurs elle-même une piste. Puis, avec l’arrivé de son nouveau label, Warner Music Japan, elle sort son troisième single digital, intitulé « PONPONPON » qui fait mouche auprès du public. Elle est alors affublée d’un nouveau nom de scène, « Caroline Charonplop Kyary Pamyu Pamyu », souvent réduit à sa dernière partie. De l’aveu de Kyary, ce nom est juste une suite de sonorités plaisantes à l’oreille et ne signifie rien de particulier. Elle devient également très active sur son blog où elle communique sur tous les aspects de son travail.

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Nous sommes en 2011 et « PONPONPON » va devenir un véritable phénomène sur Internet.

Vu plus de 34 millions de fois sur Youtube, le clip, coloré et original, vient soutenir une chanson simple et efficace. Ce succès se vérifiera même en dehors des frontières du Japon et le single se classera dans les premières places des charts finlandais et belge d’Itunes. La chanteuse américaine Katy Perry tweetera même sur la vidéo en la couvrant de compliments.

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Cette vague de réussite conduira Kyary à sortir son premier single sur CD avec le titre « Tsukema Tsukeru ». Nous sommes alors début 2012.

Toujours populaire à l’étranger, elle se classe première sur Itunes Finlande avec ce titre. Elle s’aventure en dehors du Japon et tient sa première performance live aux États-Unis sur la scène d’un show de mode où elle interprètera deux de ses titres. L’année 2012 est sans conteste la plus active pour Kyar : un deuxième single, « Candy Candy », sa première tournée et le lancement de son fan-club. Elle vient même à la rencontre de son public français à l’occasion d’un concert à Japan Expo en juillet.

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Kyary est de plus en plus présente à la télévision et passe même sur la chaine française Nolife dans l’émission « Japan In Motion ». Elle peut ainsi montrer sa personnalité et séduit le public avec ses mimiques hilarantes et son visage si particulier. Mais elle ne relâche pas son travail et annonce déjà pour le mois d’octobre le single « Fashion Monster », utilisé comme musique par la marque de vêtements « GU » pour les publicités de sa gamme d’hiver. Cette chanson est, selon elle, totalement adaptée à la fête d’Halloween. N’oublions pas qu’un grand concert est également prévu en novembre dans la salle prestigieuse du Nippon Budokan, ce qui est le signe d’une popularité et d’un sucés fulgurant.

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Il y a fort à parier que Kyary Pamyu Pamyu va s’inscrire dans les années à venir comme une des artistes récurrentes au Japon, mais pas uniquement ! En effet, par son coté excentrique, Kyary parvient à toucher au-delà des frontières nippones en représentant une certaine originalité à la japonaise qui fait mouche à l’étranger. Avec des couleurs flashy et des costumes incroyables, Kyary interpelle toutes tranches d’âges et tous les genres avec son univers personnel et ses chansons entrainantes. Sans oublier qu’elle touche également au milieu de la mode et que son style « Kawaii Harajuku » fait fureur dans l’archipel où il n’est pas rare de voir des jeunes filles arborer des coiffures blondes extravagantes et porter des accessoires toujours plus incroyables.

 

Plus qu’une artiste, Kyrary Pamyu Pamyu est ainsi un véritable phénomène de mode et de société.