[Interview Exclusive] Piko

Pour commencer pourriez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

 

Bonjour, enchanté, je m’appelle Piko !… heu… ah, oui : « Bonjour ! Je m’appelle Piko ! » *en français*  (rires)

piko

Pour quelle raison avez-vous décidé de devenir chanteur ?

 

Hmm… quand j’étais plus jeune déjà c’était une profession que j’admirais mais bon, je viens vraiiiiiment de la campagne donc je pensais que ce rêve était plutôt pour ceux de la ville. Mais grâce au net, en commençant à chanter sur NicoNico Douga j’ai eu l’occasion de me rapprocher de ce rêve et j’ai pu, en uploadant plusieurs chansons, devenir chanteur au final.

Emiiro Refrain cover standard

Si vous n’aviez pas été chanteur, qu’auriez-vous fait ?

 

J’aurais fait des Teppanyaki ! (nda : des nouilles sautées) (rires)

Yumehana artist photo

Pourquoi donc ? (rires)

 

Je viens de la préfecture de Hyôgo et j’aime moi-même énormément la nourriture. En plus de ça, j’avais un job étudiant dans un restaurant de Teppanyaki et j’aimais vraiment en faire donc, si je n’avais pas pu être chanteur, en ce moment même je serais peut-être en train d’ouvrir mon propre restaurant ! (rires)

Yumehana cover art first limited

Nous avons entendu dire que c’était en partie grâce à votre mère que vous aviez pu devenir chanteur, qu’en est-il ?

 

En effet, j’ai parlé de NicoNico Douga à ma mère et, comme elle est professeur de lycée elle est en contact avec de nombreuses personnes qui étaient dans ma tranche d’âge à cette époque. Elle a donc pu se renseigner auprès d’eux et tous lui on dit que le meilleur moyen de se faire connaitre sur internet était NicoNico Douga. De mon côté, depuis le lycée je faisais partie d’un groupe de musique dont j’étais le chanteur avec des amis et un jour elle m’a dit « comme tu chante, si un jour tu essayais toi aussi de mettre des vidéos sur ce site ? » et du coup, je me suis dit, pourquoi pas ? Au début, je n’étais vraiment pas sûr et j’hésitais à prendre ça au sérieux, en plus de ça je n’avais pas de surnom pour le site, donc j’ai pris le nom de notre chien « Piko » en me disant « bah, ça fera l’affaire ! » ! (rires)  Et au final, c’est devenu mon nom de scène ! (rires)

Piko Make My Day! Artist photo

Votre mère représente toujours un grand soutien pour vous ?

 

Bien sûr ! Elle vient souvent voir mes concerts !

Yumehana cover art standard

Vos vidéos sur NicoNico Douga ont-elles de suite connu du succès ?

 

Pas du tout ! Au début il y avait vraiment peu de gens qui étaient sur ce site et de la même façon, les gens qui regardaient mes vidéos n’étaient qu’une poignée, une cinquantaine ?

Mais petit à petit, de plus en plus de gens ont regardé. Des gens à l’étranger même !

Emiiro Refrain cover first limited

Pourriez-vous nous en dire plus sur ce qui fait votre particularité, votre voix ?

 

Je peux chanter avec la voix d’un homme, bien sûr, mais aussi celle d’une femme. Mais dernièrement, j’essaie d’étendre mon répertoire… C’est-à-dire que pour la « voix d’homme » cela consiste à chanter avec une voix plus puissante, ou plus douce, et pour la « voix de femme », chanter comme une enfant, ou bien plutôt avec une voix plus posée d’adulte. J’essaie vraiment de varier !

1PIKO artist photo

D’où votre surnom « ryouseirui » n’est-ce-pas ? (amphibien)

 

Voila ! Qui exprime cette capacité à changer et se transformer (rires) !

1PIKO standard cover

Et vous, entre la voix chantée d’homme et de femme, laquelle préférez-vous ?

 

Pour moi la plus facile est bien sûr celle d’homme mais celle que les gens retiennent le plus est celle de femme, donc j’aime les deux mais différemment ? (rires)

1PIKO first limited cover

Et avez-vous d’autre particularités ou autre chose pour lequel vous êtes doué ?

 

Hmmm…Voyons voir… Qu’est-ce que je sais faire… ? (silence)

Ah oui ! Le saut à la corde ! (rires de toutes personnes présentes dans la salle) Je peux en faire jusqu’à 30 ! (rires)

2PIKO standard cover

Au sujet de VOCALOID cette fois, vous êtes devenu la voix de la 3ème génération, comment le vivez-vous ?

 

Je suis arrivé jusqu’ici et j’ai pu passer major grâce à Vocaloid et NicoNico Douga donc que cette fois je participe à Vocaloid c’est… vraiment spécial comme sentiment… Comment expliquer ça ? Ah ! Je suis très heureux bien sûr ! Et j’aimerais qu’un maximum de personnes s’en serve !

Mais l’enregistrement a été vraiment épuisant. Il a fallu retenir énormément de mots et les répéter sans cesse, pendant deux jours sans s’arrêter.

2PIKO first limited cover

Et dans la continuité, seriez-vous intéressé pour tenter de doubler des personnages ? (anime, jeux vidéos)

 

Je l’ai fait récemment ! (rires) Pour un anime qui s’appelle Binbô gami ga. C’était un tout petit rôle, je faisais la racaille D. Et j’ai hurlé. (rires)

C’était vraiment dur, c’est totalement différent de quand j’enregistre un CD. Il y a énormément de micros mais pas de casque audio, et il faut être synchro avec ce qui défile sur l’écran. J’ai du le refaire de nooombreuses fois. (rires)

Emiiro Refrain artist photo

Et aimeriez-vous retenter l’expérience ?

 

Oui ! D’abord plus étudier le métier de doubleur, puis jouer un rôle avec plus de répliques ?

Utatane Piko

Quel genre de rôle souhaiteriez-vous tenter?

 

…Tout sauf un humain ! (rires) J’aimerais faire une espèce de monstre bizarre plutôt, quelque chose entre les deux? (rires)

Emiiro Refrain cover standard

Il y a-t-il quelque que vous admirez en particulier ? Un artiste ?

 

Gackt. Quand j’étais plus jeune j’écoutais en boucle ses chansons, même si au lycée j’ai commencé à écouter de nombreux styles, malgré tout je reste très fan de Gackt. J’aime aussi beaucoup le groupe Acid Black Cherry. Et en femme ce serait Mizuki Nana !

2PIKO artist photo

Pour continuer, vous êtes venu en Europe n’est-ce-pas ? Qu’avez-vous pensé de la réaction du public européen et français ?

 

Je suis allé dans de nombreux pays en Europe et dans chaque pays la façon de participer et de réagir du public était différente en effet ! On pourrait dire que chaque pays avait un peu sa particularité. Dans certains pays, le public s’adaptait à ce que je faisais sur scène pour y répondre, dans d’autres pays le public dansait carrément au pied de la scène !

Au Japon les personnes sont plutôt du genre à ne pas trop être démonstratifs donc même si bien sûr certaines personnes bougent, une grande partie du public est là et écoute sans bouger. Donc en effet, le public Européen là-dessus fait vraiment très enthousiaste et dynamique ! C’est ce dont je me souviens le plus (rires)

 

Aimeriez-vous y retourner ?

 

Bien sûr ! France, Italie, Belgique, Allemagne…J’y suis allé pour un mois, et j’en ai profité pour bien visiter. C’était mon premier voyage en dehors du Japon donc je ne savais pas trop quoi faire, j’étais nerveux ! J’aimerais y retourner pour pouvoir profiter plus tranquillement, et visiter d’autres pays d’Europe aussi !

 

Et pour faire de nouveau une tournée ? Ou bien pourquoi pas sortir un single voire un album ?

 

Oui ! Si jamais j’en avais encore la chance, ce serait vraiment avec grand plaisir !

Cette année je me suis surtout concentré sur l’Asie donc j’aimerais vraiment pouvoir retourner en Europe si possible (rires)

 

Et après être allé en Europe, des choses vous ont-elles marquées ? Ou bien votre vision sur certaines choses a-t-elle changée, cela a-t-il eu une influence quelconque sur vous?

 

Oui, directement après mes débuts j’ai fait cette tournée en Europe. Alors que je n’étais même pas encore habitué au public japonais, ni même à la scène tout simplement, je me suis retrouvé d’un seul coup en face d’un public dont je ne connaissais rien et avec qui je n’avais même pas la langue en commun. Je ne savais vraiment pas comment faire, j’étais totalement effrayé. Mais grâce à ça j’ai compris que ce qui était important ce n’était pas forcement les mots, mais vraiment la musique, d’être capable de transmettre mes sentiments au public grâce à la scène. C’est vraiment à ce moment-là que je me suis rendu compte de l’importance de ce lien avec le public en effet !

Après, comme c’était ma première fois à l’étranger, lorsque je faisais du tourisme, j’ai vraiment eu l’impression d’être comme un paysan arrivant à la ville pour la première fois ! (rires)

 

Aussi, quand vous êtes venu en Europe vous avez dit que vous aimeriez traire des vaches ? (rires)

 

Ah!! (rires) 

En effet… J’ai dit ce genre de choses ! (rire gêné)

Quand j’étais enfant je voulais ouvrir une ferme ! En Europe il y a beaucoup de fermes pas vrai ? Du coup en venant en Belgique j’ai pu en voir beaucoup, et en descendant du bus j’ai vu énormément de vaches et je me suis baladé en me disant que je voudrais tenter de faire des choses comme à la ferme un jour aussi, comme traire des vaches, ça fait très activité de ferme non ? (rires) Je veux essayer ! (rires)

 

(rires) Et il y a-t-il autre chose que vous vouliez faire en Europe ?

 

Je veux voir la mer méditerranée ! Je n’ai pas pu y aller, donc voila !

 

Vous apparaissez souvent dans des magazines de mode type Kera, avez-vous des projets dans ce domaine ?

 

Hmm… Ce ne sont pas des habits, mais aujourd’hui par exemple, je porte des bijoux (il nous montre ses bagues et son collier) dont j’ai créé le design ! Des accessoires en argent ayant pour nom « Piko model » et je pense à les mettre à la vente oui !

 

Et avez-vous des projets futurs ?

 

L’an prochain je compte faire d’autres covers de Vocaloid, mais pas seulement ça, sortir un nouvel album aussi ! J’aimerais aussi sortir un album en Europe ! Ce serait bien ~ ! (sourire)

 

Et pour finir, avez-vous un message pour vos fans ?

 

Depuis la tournée en Europe je n’ai pas eu l’occasion de revenir, et pourtant je reçois un énorme soutien des fans français sur twitter et les autres réseaux sociaux, donc je souhaite revenir pour vous remercier directement ! Si j’en ai l’occasion je souhaite vraiment revenir, donc si cela arrive, venez me voir !