[Interview Exclusive] Kiritani Mirei

Malgré un planning ultra-chargé, Kiritani Mirei a accepté de nous recevoir pour une petite interview dans les locaux de son agence entre deux tournages. Nous y avons rencontré une jeune actrice sympathique et modeste, heureuse de savoir que son nom et son visage sont connus jusqu’en France.

Pour commencer, pouvez-vous vous présenter rapidement à nos lecteurs francophones ?

Bonjour tout le monde, je suis Kiritani Mirei ! J’adore la France ! J’y suis allée en vacances avec ma mère il y a quelques temps, et aussi cette année pour le travail. Que ce soit pour le loisir ou pour le travail à nouveau, je voudrais vraiment pouvoir y retourner !

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Vous avez fait vos débuts en 2006. Qu’est-ce qui vous a poussé à tenter votre chance dans ce monde?

En fait, je n’ai rien tenté du tout. J’ai été abordée dans la rue puis recrutée par téléphone. Au tout début, je n’avais aucun intérêt pour ce genre de carrière ! Et même le jour où j’ai reçu ce fameux coup de téléphone, je ne voyais vraiment pas pourquoi ils choisissaient de m’appeler moi : je n’avais pas manifesté de réelle volonté de faire ce genre de travail, je n’avais aucune confiance en moi… Vraiment, je ne comprenais pas du tout pourquoi ils voulaient me recruter ! *rires*

Et puis, notamment avec Seventeen (NA : magazine de mode), j’ai découvert un univers complètement nouveau et rencontré des gens très différents. Devant ce monde de paillettes, je me suis dit « Pourquoi pas ? ». Je n’avais rien à perdre à essayer de toute façon !

Au cours de votre carrière, vous avez participé à de très nombreuses adaptations de mangas (HanaKimi, Arakawa Under the Bridge, Otomen, Kimi ni Todoke…) et de jeux vidéo (Phoenix Wright). Etes-vous vous-même une fan ?

J’ADORE CA ! *rires*

En plus, toutes les adaptations sur lesquelles j’ai travaillé viennent de mangas ou de jeux vidéo que j’aimais déjà avant. Avoir l’occasion de donner vie à un personnage que l’on aime, c’est vraiment une expérience fabuleuse !

Même maintenant, je continue de lire des mangas et de jouer dès que je peux.

ツナグ

Des titres de jeux ou de mangas qui vous tiennent à cœur ?

Au niveau des jeux vidéo, j’ai commencé quand j’étais très jeune, alors je reste très attachée à Mario. Je joue beaucoup contre mon petit frère. Et comme je suis du genre têtue et perfectionniste, je ne peux pas m’arrêter tant que je n’ai pas réussi 100% du jeu : je dois toujours battre tous les Ura-boss avant d’arrêter! *rires*

Pour les mangas, j’ai mes périodes… En ce moment, je suis un shojo qui s’appelle Heroine Shikkaku.

Vous êtes également présentatrice de l’émission News Zero sur NTV où vous êtes amenée à aborder des questions de société concernant la jeune génération japonaise. C’est très différent de tout le reste de votre carrière ! Comment vous êtes-vous retrouvée à ce poste ? Quel type d’expériences ce travail vous apporte-t-il ?

Durant l’été 2011, j’ai gradué de mon poste de mannequin du Seventeen. À cette occasion, sans savoir sous quelle forme encore je pourrais le faire, j’ai promis à mes fans que nous aurions l’occasion de nous revoir et d’échanger à nouveau. Les producteurs de News Zero ont entendu cette déclaration, et m’ont contactée pour me proposer d’utiliser leur émission pour tenir ma promesse.

Au début, j’étais un peu perdue, parce que le travail de MC est très différent. Je savais répondre à une interview par exemple, mais être de l‘autre côté du micro, c‘était tout nouveau ! *rires*

Je rencontre des invités très hétéroclites : des sportifs, des artistes, des chanteurs… Tous ont des histoires et des origines très différentes, et je pense que toutes ces rencontres sont terriblement enrichissantes pour moi, autant sur le plan personnel que professionnel.

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Pour revenir à votre carrière d’actrice, y-a-t-il eu une rencontre avec un autre artiste qui vous a particulièrement marquée?

Quand on est une toute jeune actrice, chaque sempai avec lequel on travaille nous apporte quelque chose. S’il faut citer un nom cependant, ce sera celui d’Asaoka Ruriko, avec laquelle j’ai travaillé sur le tournage du film Gene Waltz. C’est vraiment une “vétérante” du cinéma japonais ! Dans ce film, je joue une jeune fille enceinte, et à un moment, Asaoka-san vient poser sa main sur mon ventre et dit “Ca va aller !” sur un ton rassurant. Je n’étais évidemment pas enceinte pour de vrai, mais elle arrive à faire passer dans son jeu tellement de vérité que je me suis surprise à me sentir réellement soulagée quand elle a dit ça ! Ce sentiment m’est toujours resté comme le “modèle à atteindre” en tant qu’actrice : être capable de se couler à tel point dans mon personnage qu’il se substitue à moi. Cela dit, je n’ai pas la prétention d’en être encore là ! *rires*

Y-a-t-il quelqu’un en particulier avec qui vous aimeriez travailler ?

*cri du cœur* Shinohara Ryoko ! (NA : Anego, Unfair, Ogon no Buta, …)

Je suis tout ce qu’elle fait depuis des années et je suis fascinée par son personnage à la fois naturel et en même temps très “classe”. Quand on la regarde évoluer à l’écran, elle en impose vraiment. Je voudrais devenir une femme qui a l’air aussi sure d’elle et sans artifice que Shinohara Ryoko ! *Notons que la demoiselle est venue à l’interview sans une ombre de maquillage et qu’elle est absolument ravissante : pour le “naturel”, c’est déjà là !*

mirei

Pouvez-vous nous parler rapidement de votre expérience sur le keitai-drama Shinikare ? C’est en effet assez rare de voir un keitai-drama avoir tellement de succès qu’il est reprogrammé sur le petit écran !

En fait, les keitai-dramas, c’est assez particulier comme expérience… Comme ce sont des épisodes très courts, et qu’en général, la plupart des acteurs sont en même temps très occupés en dehors, le rythme de tournage est un peu effréné et on a à peine le temps de réellement faire connaissance avec le reste du cast et du staff. Et puis le format spécial du keitai-drama fait que parfois, les 15 minutes de l’épisode dans son entier sont une seule et même scène… Apprendre et retenir jusqu’à dix pages de script sur une seule scène, ça n’arrive pas dans des dramas “normaux”, et c’est un sacré défi !

Un petit message de fin pour nos lecteurs ?

Ça me fait terriblement plaisir de rencontrer des journalistes qui me disent qu’il y a des gens en France qui suivent mon travail ! Si j’ai la chance de retourner à Paris pour le plaisir ou le travail, s’il vous plait, faites-moi un chaleureux accueil !! *rires* Et de mon côté, je vais continuer à travailler d’arrache-pied pour ne pas vous décevoir ! Merci à vous !