[Interview Exclusive] DJ Clazzi

Par un bel après-midi, Kim Seong Hun, plus connu sous le nom de DJ Clazzi nous a gentiment reçu chez lui. Découvrez-en un peu plus sur cet artiste éclectique.

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Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Bonjour, je m’appelle Clazzi, je suis le leader de Clazziquai Project. Je suis musicien, compositeur et DJ, et c’est à peu près tout !

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Comment êtes-vous tombé dans l’univers de la musique ?

Quand j’étais jeune, ma mère était chanteuse classique, et nous avions un piano à la maison. J’ai commencé à jouer comme ça, mais je n’avais pas de professeur. En fait, j’ai toujours été attiré par la musique mais c’est seulement vers l’âge de 16 ans, quand je suis parti vivre au Canada, que j’ai rejoint un groupe de jazz et me suis sérieusement mis à jouer du piano. Par la suite, je suis entré dans une école de jazz. Voilà ce qui m’a amené là où je suis.

 

Votre musique est un mélange de beaucoup de genres. Quels artistes vous inspirent ?

En ce moment, j’aime ce que fait le groupe Justice, qui propose un son bien à eux. J’ai toujours été un admirateur de Pink Floyd, King Crimson et Daft Punk. Il y a tellement d’artistes que j’apprécie, je ne peux pas tous les citer !

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D’où vient le nom de Clazziquai ?

Clazziquai est un mot que j’ai inventé : c’est un mélange des mots « classique » et « jazz », J’aime bien le rendu des lettres « qu », que vous utilisez souvent en français, c’est mignon. Le « quai » (prononcé « kouaille ») apporte un côté groovy. Ce nom résume bien notre musique : classique et jazz à la fois.

 

Au fil de vos albums, vous avez travaillé avec beaucoup d’artistes différents. Pouvez-vous nous en dire plus ? Avec qui voudriez-vous collaborer dans le futur ?

J’aime travailler avec des chanteurs, mais ces temps-ci je suis encore plus curieux de collaborer avec des musiciens. Je n’ai pas de noms précis en tête, je suis prêt à expérimenter avec qui aura envie de monter un projet avec moi.

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Si vous deviez choisir une chanson que vous voudriez remixer à votre sauce, laquelle serait-elle ?

Il n’y a pas longtemps, j’ai entendu un morceau qui mélangeait la ligne de basse de « Something about us » [de Daft Punk, ndlr] à la mélodie de « Set fire to the rain » d’Adele. C’était très réussi, alors pourquoi ne pas essayer, moi aussi, de remixer une chanson d’Adele ?

 

Si vous deviez choisir trois de vos chansons afin de les faire écouter à quelqu’un qui ne vous connaît pas, lesquelles choisiriez-vous ?

Avec Clazziquai, nous couvrons beaucoup de styles différents, que ce soit des ballades lentes ou de la musique house, ce n’est pas facile de choisir. Je dirais que « Love Mode » et « Romeo & Juliet » sont des titres assez représentatifs, qui devraient plaire à quelqu’un qui découvre le groupe. En ce qui concerne mon album, la chanson « Love&Hate » résume bien ma démarche.

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Y a-t-il des artistes coréens qui retiennent votre attention ?

Bien sûr, il y en a même beaucoup dont le niveau me font penser qu’il faut que je travaille plus dur ! J’aime bien Cox, Galaxy Express, Monni… Beaucoup d’artistes de la scène indépendante.

 

Que pensez-vous de la Korean Wave, qui déferle dans le monde entier ?

Au début, j’ai trouvé ça étrange. C’est difficile d’imaginer qu’une telle chose puisse arriver. Mais après y avoir réfléchi, je trouve que ce phénomène a vraiment quelque chose de spécial, d’unique. Ce qui m’inquiète, c’est qu’il est justement important de préserver cette particularité. Les Coréens ont tendance à penser que puisque l’offre musicale actuelle est populaire, il suffit de copier ce qui marche pour avoir du succès. Par conséquent, ils se copient les uns les autres et créent des groupes formatés. Cela risque de faire disparaître les aspects les plus importants de la musique coréenne, à savoir son originalité et sa fraîcheur.

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Quels sont vos projets, que ce soit dans le futur proche ou à plus longue échéance ?

On travaille sur un nouvel album pour Clazziquai, qui devrait sortir en septembre ou octobre. Je devrai m’y consacrer entièrement, alors mes projets solos seront en stand-by pour les mois à venir.

 

Pouvez-vous nous parler de votre voyage à Singapour ?

Bien sûr. Normalement du 22 au 25 mai je dois aller à Singapour pour quelques prestations. Je dois rencontrer des DJs et faire mixer dans différents clubs. D’ailleurs si vous êtes à Singapour, vous êtes tous invités à venir profiter de mon show. En plus, c’est un endroit très sympa pour faire du shopping avec énormément de magasins. Pour moi qui aime l’architecture, je trouve là-bas plein de matériel pour faire des maquettes que je ne trouve pas ici.

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Dans quel(s) pays étranger(s) voudriez-vous faire un concert ?

La France ! Et Ibiza, il y a beaucoup de DJs là-bas.

 

Pensez-vous que Clazziquai adoptera un nouveau style dans l’album à venir ?

C’est très difficile d’apporter de nouveaux éléments dans la musique. J’essaye de toujours m’intéresser aux nouveautés, d’écouter ce que les autres font. Pour être honnête, je n’identifie pas vraiment de nouveaux mouvements, actuellement, je ne sais pas ce qui tombe sous la définition de « nouveau ». J’en ai parlé à Alex, et nous en sommes arrivés à la conclusion qu’il valait mieux nous concentrer sur l’élaboration de bonnes mélodies, en mettant de côté le désir de faire à tout prix du nouveau, de l’inédit. La spécialité de Clazziquai, ce sont les mélodies élaborées et les ballades, et ce serait sûrement judicieux de revenir sur ces bases. Mais qui sait, peut-être qu’en travaillant sur l’album, on trouvera de nouvelles pistes à explorer !

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Pourriez-vous adresser un message à vos fans français ?

Je n’ai jamais été en France, et ça me plairait beaucoup de venir. N’hésitez pas à me contacter, je viendrai ! Si vous voulez en apprendre un peu plus sur moi, venez sur ma page Facebook on pourra discuter. Prenez soin de vous, et à bientôt !

 

On a fini par une petite visite de son studio d’enregistrement personnel où on a pu y faire quelques photos et signer des autographes. Nous l’avons ensuite laissé retourner à son travail.